Huit noms. Huit personnes qui ne rentreront jamais chez elles. Andrei Gabriel de Melo. Everaldo da Rocha. Janaina Moreira Soares da Rocha. Fabio Luiz Izycki. Juliane Jacinta Sawicki. Leandro Luzzi. Leane Elizabeth Herrmann. Leise Herrmann Parizotto.
C’est ça, le bilan de la catastrophe du 21 juin à Praia Grande. Une montgolfière qui prend feu, des passagers qui sautent dans le vide, d’autres qui brûlent vifs. Et le pire ? On aurait pu l’éviter.
Retour sur une semaine cauchemardesque
Six jours avant Praia Grande, une autre montgolfière s’écrasait à Capela do Alto. Bilan : une morte, Juliana Alves Prado Pereira, 27 ans. Le pilote ? Pas de licence commerciale. La nacelle ? 35 personnes entassées dans un espace prévu pour 24.
On parle de quoi là ? De touristes qui paient pour une balade romantique et qui se retrouvent dans un piège mortel.
Ce qui s’est vraiment passé à Praia Grande
J’ai épluché les dépositions des survivants. C’est glaçant.
Un chalumeau auxiliaire qui prend feu. Le pilote qui attrape l’extincteur. L’extincteur ne marche pas. Vous imaginez la panique ?
Le pilote fait descendre le ballon. Treize personnes sautent quand ils sont assez bas. Problème : le ballon, allégé d’une tonne, remonte comme une fusée. Les huit qui restent…
Trois sont morts dans les bras les uns des autres, retrouvés carbonisés. Les autres ont sauté de trop haut.
Le détail qui tue
Ce chalumeau défectueux ? C’était pas du matériel standard. L’entreprise avait bricolé son système.
Le scandale réglementaire qui permet ces drames
Voilà le hic : au Brésil, faire voler des touristes en montgolfière, c’est considéré comme du « sport ». Pas du transport commercial. Résultat ? Les règles sont bidons.
Le RBAC 103, c’est quoi ?
Une blague. Pas besoin de certificat de navigabilité. Pas d’inspections obligatoires. Pour être pilote ? Un petit enregistrement dans une association et hop, tu peux embarquer 20 touristes.
Le RBAC 91 (aviation pro), c’est quoi ?
Les vraies règles. Licence professionnelle, maintenance surveillée, inspections régulières. Mais ça coûte cher, alors…
L’ANAC elle-même qualifie le balonisme de « haut risque » et dit que c’est « aux risques et périls » des passagers. Traduction : on s’en lave les mains.
Les signaux d’alarme qu’on a ignorés
J’ai fouillé. Aventurar Balonismo, l’entreprise de Capela do Alto ? Fermée par les autorités en 2021. Elle a juste changé de numéro fiscal et hop, retour aux affaires.
Les accidents qu’on a oubliés :
Mai 2022 : 9 blessés avec la même boîte
Janvier 2023 : collision avec des lignes électriques
Avril 2023 : crash frontalier, 9 personnes à bord
Novembre 2023 : impact contre une paroi rocheuse
Chaque fois, on passe à autre chose. Jusqu’au drame de trop.
La réaction politique : du blabla ou du concret ?
Le député Fábio Teruel sort sa proposition de loi. Au menu : certification des ballons, formation des pilotes, maintenance obligatoire. Basique, non ? Ben apparemment, c’est révolutionnaire pour le Brésil.
Le Ministère du Tourisme « accélère les discussions ». La Confédération de Balonisme se défausse : « nous, on gère le sport, pas le tourisme ».
Pendant ce temps, les familles enterrent leurs morts.
L’enjeu économique qui bloque tout
Praia Grande, c’est 8 000 vols par an. Des centaines de familles qui vivent de ça. Imposer des vraies règles ? Ça va coûter cher. Alors on ferme les yeux.
Sauf que maintenant, avec huit morts et les médias internationaux qui regardent, c’est plus possible.
Comment font les autres pays ?
États-Unis : 35 heures de vol minimum, examens stricts, licence commerciale obligatoire.
Europe : manuel d’opérations détaillé, surveillance constante, réglementation spécifique.
Brésil : « démerdez-vous, c’est du sport ».
On marche sur la tête.
L’enquête officielle de l’ANAC est en cours
Vos questions sur cette affaire
C’est safe de faire de la montgolfière au Brésil ?
Honnêtement ? Vérifiez sous quelle réglementation opère la compagnie. RBAC 103 = risque élevé. RBAC 91 = standards professionnels. À vous de voir.
Pourquoi les autorités laissent faire ?
Lobbying touristique, emplois locaux, manque de volonté politique. Choisissez votre réponse.
Les pilotes sont formés ou pas ?
Sous RBAC 103, formation minimum. Genre vraiment minimum. Certains sont excellents, d’autres… priez.
Ça va changer après ces accidents ?
On verra. Les projets de loi existent. Mais entre une proposition et une application…
Comment savoir si un opérateur est fiable ?
Demandez : RBAC 91 ou 103 ? Historique d’accidents ? Assurances ? Age du matériel ? Si on refuse de répondre, fuyez.
Pour aller plus loin
Cette tragédie rappelle d’autres drames évitables. Comme cet accident de train à Bénesse-Maremne où là aussi, la sécurité avait été négligée.
Les détails techniques sur la réglementation brésilienne
Le témoignage des survivants qui fait froid dans le dos
Huit morts. Deux accidents en six jours. Un système pourri. Combien faudra-t-il encore de victimes pour que ça change ? Les familles de cet accident montgolfière Brésil attendent des réponses. Et des actes.

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