Certains héritages pèsent lourd. Quand votre père a dirigé Brigitte Bardot dans les années 1950, quand votre mari conseille les présidents de la République, vous pourriez choisir les projecteurs. Sophie Boisrond a préféré autre chose.
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Michel Boisrond, un père du cinéma français
Michel Boisrond appartient au cinéma français de l’après-guerre. Entre 1950 et le début des années 1970, ce réalisateur a signé une quinzaine de films, principalement des comédies romantiques qui ont marqué le public de l’époque. Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo, Louis de Funès : il a travaillé avec les grandes figures du cinéma hexagonal.
Il a épousé Francine Bernard. De leur union est née Sophie, en janvier 1949. Michel Boisrond est décédé en 2002, laissant derrière lui une filmographie qui témoigne d’une certaine idée du cinéma populaire français.
Une vie aux côtés d’Alain Minc
Sophie Boisrond a épousé Alain Minc. Né le 15 avril 1949, cet économiste diplômé de Polytechnique et de l’ENA a bâti une carrière dans le conseil aux entreprises. En 1991, il fonde AM Conseil, cabinet qui conseille dirigeants d’entreprises et responsables politiques.
Alain Minc a publié une trentaine d’essais sur l’économie, la politique et la société. Proche de plusieurs présidents de la République, il appartient à ces personnalités qui influencent sans occuper de fonction officielle. Le couple forme un binôme discret mais bien ancré dans les réseaux parisiens.
ASM : une activité dans les services financiers
La carrière professionnelle de Sophie Boisrond
Sophie Boisrond dirige ASM, société basée au 10 avenue George V, dans le 8e arrondissement. Cette entreprise opère dans les services financiers auxiliaires et les activités liées à l’assurance. Le capital s’élève à 7,25 millions d’euros.
Peu de détails filtrent sur ses activités exactes. Les registres d’entreprises confirment son rôle de dirigeante, mais l’entreprise reste confidentielle, à l’image de sa propriétaire.
Les apparitions publiques : un agenda culturel sélectif
Entre 2017 et 2019, Sophie Boisrond a été photographiée lors de plusieurs événements parisiens :
- Octobre 2017 : exposition « Être Moderne : Le MoMA à Paris » à la Fondation Louis Vuitton
- Novembre 2018 : réouverture du Théâtre Marigny avec « Peau d’Âne »
- Septembre 2019 : soirée d’ouverture des Journées du Patrimoine Kering
- Septembre 2019 : vernissage « Le Nouveau Monde de Charlotte Perriand » à la Fondation Louis Vuitton
Ces présences révèlent un intérêt constant pour les arts. La Fondation Louis Vuitton, le Théâtre Marigny, les événements patrimoniaux : elle fréquente les institutions culturelles majeures de la capitale. Jamais d’interview. Jamais de déclaration. Juste une présence régulière, documentée par les photographes.
Un profil qui refuse l’exposition
Sophie Boisrond représente un type de personnalité parisienne qui devient rare. Née dans le milieu du cinéma, mariée à un homme qui côtoie le pouvoir, elle aurait pu multiplier les apparitions médiatiques. Elle a choisi l’inverse.
Sa carrière dans la finance contraste avec l’univers artistique de son père. Son engagement culturel reste visible mais mesuré. Pas de réseaux sociaux. Pas de communication personnelle. Simplement une activité professionnelle et des présences culturelles soigneusement choisies.
Quand la discrétion devient une stratégie
Dans un Paris où visibilité et influence se confondent souvent, Sophie Boisrond démontre qu’on peut exister autrement. Diriger une société financière de plusieurs millions d’euros, soutenir les institutions culturelles, appartenir aux cercles qui comptent, tout cela sans jamais s’exposer.
Son parcours interroge la manière dont certains héritages se transmettent. Michel Boisrond cherchait les lumières du plateau. Sa fille a construit sa vie dans les coulisses, là où les décisions se prennent sans caméras. Entre héritage familial et choix personnel, Sophie Boisrond a tracé une ligne claire : celle d’une femme qui préfère agir plutôt que paraître.

