Béatrice Vonderweidt n’apparaît jamais sur les plateaux de télévision. Pourtant, cette artiste peintre de 71 ans partage depuis plus de quarante ans la vie de l’un des avocats les plus médiatiques de France. Pendant que Gilles-William Goldnadel multiplie les chroniques au Figaro et défend ses positions tranchées sur l’immigration et Israël, elle peint dans l’intimité de son atelier.
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Du mannequinat à la peinture
Née le 4 avril 1954 à Paris, Béatrice Vonderweidt a d’abord travaillé comme mannequin. Les podiums, les shootings, l’univers de la mode. Puis elle a tout quitté pour la création artistique. Un virage radical qui témoigne d’une quête personnelle profonde.
En 2008, l’Institut français de Tel-Aviv expose ses toiles. Ses œuvres explorent l’identité, la mémoire, la féminité. Une démarche introspective, loin du bruit médiatique qui entoure son mari.
Deux enfants entre France et Israël
Benjamin naît le 30 décembre 1981. Laura-Sarah voit le jour le 26 janvier 1985. Les deux enfants du couple possèdent la nationalité israélienne et vivent aujourd’hui en Israël.
Cette implantation familiale outre-Méditerranée n’a rien d’anodin. Gilles-William Goldnadel obtient lui-même la citoyenneté israélienne en 2000. Ami proche de Benjamin Netanyahu, il préside l’Association France-Israël de 2004 à 2018 et siège au comité directeur du CRIF depuis 2010.
Le couple partage son temps entre trois résidences : Neuilly-sur-Seine, Tel-Aviv et Palerme. Une vie cosmopolite qui reflète leurs attaches multiples.
L’avocat qui ne laisse personne indifférent
Gilles-William Goldnadel naît le 12 janvier 1954 à Rouen, la même année que son épouse. Ses parents, Henri et Victoria, tiennent une boutique de vêtements à Gournay-en-Bray. Son père vient d’une famille juive polonaise, sa mère d’une famille juive russe. Ces racines marquées par l’histoire juive européenne façonnent ses convictions futures.
Diplômé de l’université Panthéon-Sorbonne, il s’inscrit au barreau de Paris en 1978. Quinze ans plus tard, en 1993, il fonde Avocats sans frontières. Sa carrière le mène à défendre des personnalités controversées : le milliardaire Arcadi Gaydamak, l’écrivaine italienne Oriana Fallaci, l’ancien élu Maurice Arreckx, ou encore les figures politiques Patrick Buisson et Florian Philippot.
Membre des Républicains, chroniqueur régulier au Figaro et à Valeurs Actuelles, Goldnadel occupe l’espace médiatique avec des prises de position qui déclenchent systématiquement le débat. Immigration, identité nationale, antisémitisme, relations franco-israéliennes : ses thèmes de prédilection alimentent polémiques et controverses.
Une union qui dure
Béatrice Vonderweidt vient d’un milieu non-juif. Cette différence d’origine n’a jamais entamé la solidité du couple. Tandis que Goldnadel se définit comme juif ashkénaze laïc, son épouse a choisi de rester en retrait des engagements publics de son mari.
Pas de déclarations à la presse. Pas d’apparitions sur les plateaux. Béatrice cultive la discrétion comme d’autres cultivent la notoriété. Elle continue son travail pictural pendant que son mari défend ses dossiers et ses convictions devant les tribunaux et les caméras.
Cette complémentarité fonctionne depuis plus de quatre décennies. Dans le milieu parisien où les couples se font et se défont au gré des carrières et des ambitions, cette longévité conjugale détonne.
Deux vies parallèles
L’artiste et l’avocat. L’atelier et le prétoire. Le silence et le fracas médiatique. Le couple Goldnadel incarne deux façons diamétralement opposées d’habiter le monde.
Pendant que lui enchaîne les interviews et les chroniques, elle peint. Pendant qu’il plaide et polémique, elle explore son univers créatif. Pendant qu’il construit son personnage public, elle préserve son jardin secret.
Leurs enfants ont choisi Israël. Eux naviguent entre Paris, Tel-Aviv et Palerme. Trois villes, trois atmosphères, trois ancrages géographiques pour un couple qui refuse de se laisser enfermer dans une seule case.
Une discrétion qui en dit long
Gilles-William Goldnadel épouse reste une énigme volontaire. Béatrice Vonderweidt aurait pu surfer sur la notoriété de son mari. Elle a préféré tracer sa propre route, loin des projecteurs et des micros tendus. Dans une époque où tout se montre, se partage, se commente, ce choix du retrait a quelque chose de radical. Peut-être même de subversif.

