Depuis mars 2025, l’apparence d’Alain Bauer inquiète. Le criminologue de 64 ans, habitué des plateaux télé, semble avoir perdu du poids. Sur les réseaux sociaux, les spéculations vont bon train. Cancer? Maladie grave? Entre rumeurs de blogs douteux et silence du principal intéressé, il est temps de démêler le vrai du faux.
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Mars 2025 : la condamnation qui bascule tout
Le 13 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris rend son verdict. Alain Bauer est condamné à 12 mois de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende pour recel de favoritisme. L’affaire remonte loin : entre 2007 et 2014, il aurait bénéficié d’attributions irrégulières de marchés publics liés à la Caisse des Dépôts.
Le tribunal ajoute une interdiction de trois ans pour soumissionner à tout marché public. Pour un homme qui a conseillé Nicolas Sarkozy sur les questions de sécurité, le coup est rude.
L’hospitalisation qui alimente les fantasmes
Quelques jours après le jugement, Alain Bauer publie un message cryptique sur LinkedIn. Ses proches s’inquiètent. Il est retrouvé dans un hôtel parisien et hospitalisé en urgence pour détresse psychologique.
Les photos de cette période circulent. Elles montrent un homme visiblement éprouvé, amaigri. C’est là que commencent les rumeurs. Des sites peu fiables parlent de cancer, de maladie foudroyante. Aucune source médicale sérieuse ne confirme ces informations.
Mai 2025 : Bauer sort du silence
Le 7 mai 2025, Alain Bauer réapparaît face caméra sur RMC et BFMTV. Il annonce faire appel de sa condamnation et affirme aller mieux. Sur son état de santé, il reste flou. Pas de démenti formel sur les rumeurs de cancer, mais aucune confirmation non plus.
L’interview vise surtout à redorer son image. Il maintient son innocence, évoque une erreur judiciaire. Physiquement, il semble avoir repris du poids. Les traits sont moins marqués qu’en mars.
Janvier 2026 : toujours actif professionnellement
Dix mois après sa condamnation, Alain Bauer n’a pas disparu de la circulation. Il garde ses postes universitaires au CNAM et à l’Académie militaire de Saint-Cyr. On le voit encore régulièrement dans « Au bout de l’enquête » sur France 2 aux côtés de Marie Drucker.
Le 15 janvier 2026, il publie même un livre sur Donald Trump. Pour quelqu’un censé être gravement malade, l’activité reste soutenue.
Ses fonctions actuelles :
- Professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers
- Directeur de la Chaire de police et sciences criminelles à Saint-Cyr
- Chroniqueur télé régulier
Alors, malade ou pas?
Aucun document médical public n’atteste d’un cancer ou d’une pathologie grave. Les changements physiques constatés correspondent à une période de stress majeur. Une condamnation pénale, une hospitalisation psychiatrique, l’exposition médiatique : voilà des facteurs suffisants pour expliquer une perte de poids.
Les rumeurs trouvent leur origine dans trois éléments :
- Son apparence modifiée en mars 2025
- L’hospitalisation interprétée comme un symptôme de maladie
- La prolifération de sites d’information non vérifiés qui amplifient les spéculations
La réalité semble bien plus simple. Alain Bauer a traversé une crise psychologique liée à sa condamnation. Rien dans son comportement actuel ne suggère une maladie chronique.
L’appel toujours en attente
La bataille judiciaire continue. L’appel déposé en mai 2025 n’a toujours pas été jugé. Cette procédure peut durer de 18 à 24 mois. En attendant, Alain Bauer reste sous le coup d’une condamnation confirmée en première instance.
Certains médias continuent de l’inviter comme expert en criminologie. D’autres ont pris leurs distances. La question de sa crédibilité divise.
Ce qui reste de l’affaire Bauer
Alain Bauer amaigri? Oui, temporairement, au printemps 2025. Gravement malade? Rien ne le prouve. Les faits parlent d’eux-mêmes : un homme de 64 ans, condamné par la justice, qui a connu une période difficile et qui reprend aujourd’hui une vie professionnelle normale.
Les rumeurs de cancer relèvent de la pure spéculation. Entre blogs non sourcés et chaînes YouTube sensationnalistes, l’information s’est déformée. Dans cette affaire comme dans d’autres, la prudence reste le meilleur remède contre la désinformation.

