Dans le monde du spectacle français où chaque célébrité partage ses moindres faits et gestes sur Instagram, une femme reste invisible. L’épouse de Booder n’a jamais montré son visage au public. Jamais. Même après quinze ans de mariage, même avec les millions de fans de son mari, même quand la série « Le Nounou » cartonne sur TF1 en ce début 2025.
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Un pacte de silence qui dure
Mohamed Benyamna, dit Booder, a 47 ans. Né le 13 août 1978 à Bouarfa au Maroc, il est arrivé en France enfant. Repéré par Jamel Debbouze au début des années 2000, il a gravi les échelons du stand-up français. Films, spectacles, télévision : le comédien franco-marocain enchaîne les succès.
Mais sa femme ? Personne ne sait à quoi elle ressemble. Sur les rares clichés où elle apparaît, son visage est flouté. Aucun média n’a publié sa photo. Son prénom circule parfois, certaines sources parlent d’Émilie, d’autres restent muettes. Impossible de vérifier.
Leur fils, né en 2011, bénéficie de la même protection. À 14 ans aujourd’hui, le garçon grandit à l’abri des caméras. Son nom n’a jamais filtré.
« Mon jardin secret »
Booder emploie cette formule quand on l’interroge sur sa vie conjugale. Jardin secret. Deux mots qui ferment la porte à toute curiosité. L’humoriste trace une frontière nette : d’un côté sa carrière publique, de l’autre son intimité familiale.
Cette stratégie va au-delà du simple refus de poser en couple pour les magazines. Booder ne raconte pas d’anecdotes sur sa femme dans ses interviews. Il ne mentionne pas son fils dans ses sketchs de façon identifiable. Il ne poste pas de photos de vacances en famille non floutées.
Le comédien vit quelque part en France avec les siens. Sa compagne, décrite par quelques proches comme discrète et bien organisée, accepte visiblement cet arrangement. Elle soutient la carrière de son mari sans jamais vouloir en profiter pour gagner en visibilité.
Les premières années de parent
Le couple a connu l’inquiétude classique des jeunes parents. Leur fils a souffert de bronchites répétées pendant sa petite enfance. Booder en a parlé furtivement lors d’une interview, sans donner de détails médicaux ni de dates précises. Juste assez pour dire que ça avait été difficile.
Aujourd’hui, l’adolescent se porte bien. Il mène sa vie de collégien ou de lycéen loin du tumulte médiatique qui entoure son père.
Janvier 2025 : la consécration télévisuelle
« Le Nounou » débarque sur TF1 ce mois-ci. Booder y incarne un père au foyer qui s’occupe de ses enfants pendant que sa femme fait carrière. Le premier épisode rassemble 5,3 millions de téléspectateurs. Un carton immédiat.
La chaîne commande rapidement deux épisodes supplémentaires pour 2026. Booder co-écrit les scénarios. Il tourne, il joue, il participe aux choix créatifs. La série devient l’un des plus gros succès de la rentrée.
Parallèlement, le comédien jongle avec d’autres projets :
- Chroniqueur aux « Grosses Têtes » sur RTL depuis 2022
- Spectacle « Ah… L’Ecole! » en tournée nationale
- Apparitions régulières dans « Touche pas à mon poste »
La rumeur médicale démentie
En 2020, certains internautes évoquent le syndrome de Maroteaux-Lamy pour expliquer la petite taille de Booder (1,60 mètre) et ses traits physiques particuliers. Cette maladie génétique rare provoque des problèmes de croissance et d’autres symptômes.
Booder dément publiquement. Non, il ne souffre pas de cette pathologie. Sa morphologie lui appartient, point final.
Ce qu’il a vécu par contre : une bronchiolite sévère et de l’asthme durant son enfance au Maroc. Des problèmes respiratoires qui ont marqué ses premières années mais qui n’ont rien à voir avec le syndrome évoqué.
Une filmographie bien remplie
Depuis vingt ans, Booder tourne régulièrement. « Neuilly sa mère! » en 2009, « Beur sur la ville » en 2011, « Pattaya » en 2016. Des comédies populaires qui marchent bien au box-office français. Il enchaîne aussi les one-man-shows dans toute la France.
Son style : un humour direct, des personnages décalés, une énergie communicative sur scène. Le public le reconnaît immédiatement avec sa voix rauque et son phrasé unique.
Le choix assumé de la discrétion
D’autres célébrités françaises affichent leur vie de couple partout. Pas Booder. Il refuse cette exposition. Sa femme aussi, manifestement.
Ce pacte fonctionne depuis quinze ans. Aucune fuite, aucune photo volée, aucune interview donnée par l’épouse. Une discipline rare dans le milieu du spectacle.
Le comédien ne critique pas ceux qui choisissent la surexposition. Il suit simplement sa propre ligne. Protéger les siens. Garder un espace privé inviolable. Continuer à vivre normalement malgré la notoriété.
Un modèle qui perdure
En 2026, alors que « Le Nounou » prépare sa suite et que Booder remplit les salles de spectacle, sa vie familiale reste opaque. Booder et son épouse continuent d’incarner ce paradoxe : un homme ultra-présent dans les médias dont la famille demeure totalement invisible.
Cette muraille ne se fissure pas. Elle tient bon parce que tous les concernés la veulent. La femme de Booder a choisi l’ombre. Leur fils grandit protégé. Et le comédien peut continuer à faire rire des millions de Français sans sacrifier ce qui compte vraiment pour lui.
Dans une époque où tout se montre, tout se partage, tout se consume, cette résistance a quelque chose de rafraîchissant. Booder prouve qu’on peut réussir sans tout déballer. Que le talent suffit. Que certaines portes peuvent rester fermées, même quand on vit sous les projecteurs.

