Lino Gaibazzi, 43 ans, a disparu le 23 mars 2025. Ce professeur d’arts plastiques de l’école de musique Charles Boquet n’était pas au rendez-vous fixé avec sa directrice le lendemain matin. Deux semaines plus tard, les enquêteurs l’ont localisé à 700 kilomètres de là, en Charente-Maritime.
L’alerte donnée dès le lundi matin
Dimanche 23 mars, 21h20. Lino Gaibazzi quitte l’école de musique de Pont-à-Mousson où il enseigne. Plus personne ne le verra pendant quinze jours.
Lundi 24 mars, 8 heures. Liza Chancono, directrice de l’établissement, s’étonne de son absence. Gaibazzi ne manque jamais ses rendez-vous. Elle contacte les autorités.
Le commissariat de Pont-à-Mousson prend l’affaire au sérieux. Gaibazzi est considéré « fragile » par les services sociaux. Ancien SDF, il vivait autrefois dans les bois. Une mesure de tutelle était en préparation.
Pont-à-Mousson se mobilise
L’association La Case à Cat, où Gaibazzi est bénévole, alerte ses 2 200 abonnés Facebook. Les 25 bénévoles de l’association de protection animale organisent des recherches.
La police déploie des moyens importants. Une unité complète du commissariat travaille sur le dossier. La Direction Interdépartementale (DIPN54) envoie des équipes cynophiles. Deux groupes de citoyens ratissent la ville de 14 000 habitants.
Les enquêteurs surveillent les comptes bancaires et visionnent les caméras de surveillance. Ils craignent trois scénarios : une agression, un suicide ou un accident dans les bois.
Les 272 élèves de l’école de musique préparent un spectacle en hommage à leur professeur, prévu le 29 mars. Ses 18 collègues décrivent un enseignant passionné, sans signe de dépression.
Découvert grâce aux transactions bancaires
Début avril 2025. Les relevés bancaires révèlent des mouvements en Charente-Maritime. Les vidéos confirment : Gaibazzi est vivant et libre de ses mouvements.
Le commissariat classe l’affaire. Il s’agit d’un départ volontaire. Aucun crime, aucun délit. L’enquête s’arrête là.
Les autorités ne communiquent pas sur les raisons de ce départ ni sur un éventuel retour à Pont-à-Mousson. La vie privée de Gaibazzi est respectée.
Le cadre légal des disparitions en France
Tout adulte peut légalement disparaître s’il le souhaite. Service-Public.fr rappelle qu’une personne retrouvée n’a aucune obligation de renouer avec ses proches.
Les « recherches dans l’intérêt des familles » n’existent plus depuis 2013. Seules les disparitions inquiétantes justifient une enquête. C’était le cas pour Gaibazzi : profil vulnérable, absence inhabituelle, alerte rapide de son entourage.
L’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur analyse ces situations complexes où les familles restent sans réponse.
Les zones d’ombre de l’affaire
Pourquoi un enseignant intégré part-il sans prévenir ? Le parcours de Gaibazzi apporte des éléments : vie marginale passée, réinsertion en cours, fragilités persistantes.
La solidarité de Pont-à-Mousson contraste avec le choix solitaire de Gaibazzi. Une communauté mobilisée face à un homme qui voulait disparaître.
Vos questions sur l’affaire Gaibazzi
Gaibazzi est-il rentré à Pont-à-Mousson ?
Aucune information officielle. Les autorités protègent sa vie privée.
Comment la police a-t-elle su qu’il partait volontairement ?
Les transactions bancaires et les vidéos montraient Gaibazzi agissant librement, sans contrainte.
L’enquête continue-t-elle ?
Non. Les départs volontaires d’adultes ne relèvent pas du pénal.
L’affaire Lino Gaibazzi illustre le droit de chacun à refaire sa vie ailleurs. Pour Pont-à-Mousson, l’enseignant disparu reste un mystère. Pour lui, c’est peut-être un nouveau départ.
![Explosion Boucherie Caen : 2 Blessés Graves, 46 Pompiers Mobilisés [30 Juin 2025]](https://lapressenationale.fr/wp-content/uploads/2025/07/Boucherie-Caen-Explosion.jpg)
![Aéroport Milan Bergame Accident : Comment un Homme a Franchi la Sécurité [Enquête]](https://lapressenationale.fr/wp-content/uploads/2025/07/Aeroport-Milan-Bergame-Accident-1068x561.webp)