Raphaël Gord quitte son poste chez Pasquier à Andrézieux-Bouthéon le 13 août 2024 vers 21 heures. Il n’arrivera jamais chez lui. Douze jours plus tard, les secours le découvrent dans le parc du casino de Saint-Galmier, à quelques kilomètres de là, dans un état critique.
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13 août : la dernière fois qu’on le voit
Ce mardi soir d’août, Raphaël Gord termine sa journée à l’entreprise Pasquier. L’homme de 48 ans sort du bâtiment à 21 heures. Les caméras de surveillance captent ses derniers pas sur le parking. Après, plus rien.
Sa famille attend. Les heures passent. Le lendemain matin, toujours aucune nouvelle. Les appels tombent dans le vide. Son téléphone ne répond plus.
L’alerte donnée le 15 août
Deux jours après sa disparition, les proches contactent la gendarmerie de Saint-Galmier. Les militaires ouvrent une enquête. Raphaël Gord mesure environ 1,75 mètre, corpulence sportive, cheveux poivre et sel. Il portait un t-shirt bleu et un pantacourt en jean.
La gendarmerie diffuse un appel à témoins dans toute la Loire. Les médias locaux relaient l’information. France Bleu, Radio SCOOP, TL7 publient le signalement. Sur les réseaux sociaux, les partages se multiplient.
Le portrait diffusé :
- Homme de 48 ans
- Type européen
- Cheveux poivre et sel
- Corpulence sportive
- Vêtu d’un t-shirt bleu et pantacourt jean
Les recherches s’intensifient
Les gendarmes ratissent le secteur. Andrézieux-Bouthéon, Saint-Galmier, les communes voisines. Ils interrogent les collègues, la famille, les amis. Personne n’a vu Raphaël Gord depuis ce fameux mardi soir.
Les jours s’égrènent. Pas de transaction bancaire. Pas d’utilisation de téléphone. Pas de témoin fiable. L’homme semble s’être volatilisé entre son lieu de travail et son domicile.
La zone de recherche s’élargit. Les enquêteurs explorent toutes les pistes. Accident ? Fugue volontaire ? Problème de santé ? Chaque hypothèse reste ouverte.
25 août : la découverte
Le dimanche matin, un promeneur aperçoit un homme affaibli dans le parc du casino de Saint-Galmier. Il appelle les secours. Les pompiers arrivent rapidement sur place.
C’est bien Raphaël Gord. Vivant, mais dans un état alarmant. Il a perdu beaucoup de poids. Son visage creusé témoigne de jours sans manger. Il peut à peine parler.
Les secours le prennent en charge immédiatement. Direction l’hôpital le plus proche. Selon les premières constatations médicales, il n’a rien avalé depuis plusieurs jours. Son corps montre les signes d’une déshydratation sévère.
À l’hôpital
Les médecins l’examinent. Raphaël Gord reste hospitalisé pour surveillance. L’équipe médicale stabilise son état. La réhydratation devient la priorité. Les analyses sanguines révèlent l’ampleur de l’affaiblissement.
La gendarmerie lève l’appel à témoins dans la foulée. La famille peut enfin le voir. Le soulagement remplace l’angoisse qui durait depuis douze jours.
Les zones d’ombre persistent
Pourquoi Raphaël Gord a passé presque deux semaines dans ce parc ? Comment a-t-il survécu ? Pourquoi n’a-t-il pas demandé d’aide plus tôt ? Les autorités ne communiquent pas sur ces questions.
La vie privée de l’homme prime. Les gendarmes n’ont divulgué aucun détail sur les circonstances exactes. Le procureur n’a fait aucune déclaration publique. Cette discrétion protège Raphaël Gord et sa famille.
Le parc du casino de Saint-Galmier se trouve à moins de dix kilomètres d’Andrézieux-Bouthéon. Pendant que les recherches balayaient la région, il était là, tout proche.
Ce que révèle cette affaire
Les disparitions d’adultes posent toujours des questions complexes. Contrairement aux mineurs, les majeurs ont le droit de partir sans prévenir. La police ne peut intervenir que si des éléments inquiétants apparaissent.
Dans le cas de Raphaël Gord, plusieurs signaux ont justifié l’intervention rapide. L’absence de contact avec la famille. La rupture brutale avec les habitudes. Le silence total pendant plusieurs jours.
La réactivité a compté. L’alerte donnée dès le 15 août. L’appel à témoins diffusé largement. La mobilisation des médias locaux. Ces éléments ont maintenu l’affaire sous les projecteurs.
Après la tempête
Raphaël Gord quitte l’hôpital quelques jours plus tard. Il retrouve ses proches loin des caméras. Les journalistes respectent sa tranquillité. Aucune interview n’a été accordée.
L’entreprise Pasquier n’a pas commenté publiquement. Les collègues gardent le silence. La vie reprend son cours, discrètement.
Cette disparition rappelle la fragilité des certitudes. Un soir d’août, un homme sort de son travail. Douze jours après, on le retrouve affaibli à quelques kilomètres. Entre les deux, le mystère reste entier. Raphaël Gord a survécu à cette épreuve, et c’est l’essentiel.

